Menuiserie

Prix d'une fenêtre PVC double vitrage posée : les fourchettes

Comptez 550 à 950 € par fenêtre PVC double vitrage posée, soit 350 à 750 €/m². Fourchettes par dimension, type de pose et postes à vérifier sur un devis.

Par 13 min de lecture

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Prix d'une fenêtre PVC double vitrage posée : les fourchettes
L’essentiel : Comptez 550 à 950 € par fenêtre PVC double vitrage, pose comprise, pour une ouverture courante de 100 à 140 cm de largeur. Le prix au mètre carré se situe le plus souvent entre 350 et 750 €/m² posé, hors options. Deux facteurs pèsent davantage que la gamme du menuisier : le type de pose (rénovation sur dormant existant ou dépose totale) et le nombre d’ouvrants.

Deux devis pour la même fenêtre, et 400 € d’écart sans que rien n’explique pourquoi. C’est le moment où l’on cherche un repère extérieur : une fourchette au mètre carré, un prix pour un 120 x 115 à deux vantaux, de quoi savoir si le chiffre proposé tient debout. Le problème, c’est que le prix d’une fenêtre PVC double vitrage posée dépend d’une demi-douzaine de paramètres que les devis mentionnent rarement en clair, à commencer par le type de pose et le coefficient Uw retenu.

Vous trouverez ici les ordres de grandeur par dimension et par type d’ouverture, puis le détail des variables qui écartent réellement les chiffres : dépose totale ou pose en rénovation, gamme de profilé, vitrage renforcé, volet intégré. Assez pour reprendre un devis ligne par ligne et repérer ce qui manque.

Combien coûte une fenêtre PVC double vitrage posée

Comptez 550 à 950 € par fenêtre posée pour un modèle courant à deux battants, en dimensions standard (par exemple 120 × 115 cm). En prix au mètre carré de baie, cela correspond à une fourchette de 350 à 750 €/m², pose incluse. Les modèles hors standard, les grandes largeurs et les gammes à vitrage renforcé dépassent facilement 1 000 €.

Ces montants couvrent la fourniture du châssis PVC avec son double vitrage, la dépose de l’ancienne menuiserie ou sa préparation en rénovation, le calage, la fixation, les joints d’étanchéité périphériques et la mise en œuvre de la quincaillerie. L’évacuation des anciens cadres et des gravats est normalement comprise, mais vérifiez-le : certains devis la facturent à part, entre 30 et 80 € par unité.

Ce qui reste en dehors, et qui explique une bonne part des écarts entre deux devis : les finitions intérieures (reprise d’enduit, plâtre, habillage des tableaux), les appuis de fenêtre à reprendre, les volets roulants intégrés, les seuils pour porte-fenêtre, et les grilles d’aération si la ventilation du logement l’impose. Ajoutez 100 à 300 € par ouverture pour un coffre de volet roulant monobloc.

La main-d’œuvre représente en général 150 à 500 € par fenêtre. Un tarif de pose inférieur à 100 € mérite une question directe sur ce qui est réellement prévu.

Les prix par dimension et par type d’ouverture

Les dimensions standard du marché servent de base à la plupart des devis. Voici les ordres de grandeur, pose comprise, pour du PVC blanc de gamme courante avec vitrage 4/16/4 argon.

MenuiserieDimensions courantesPrix posé TTC
Fenêtre 1 vantail60 × 95 cm350 à 600 €
Fenêtre 2 vantaux120 × 115 cm550 à 950 €
Porte-fenêtre 1 vantail80 × 215 cm650 à 1 000 €
Porte-fenêtre 2 vantaux140 × 215 cm900 à 1 500 €
Coulissant 2 rails200 × 215 cm1 300 à 2 300 €

Fenêtre, porte-fenêtre, coulissant : les écarts de tarif

À surface égale, une porte-fenêtre revient plus cher qu’une fenêtre : seuil à traiter, renfort du dormant en pied, quincaillerie dimensionnée pour un vantail lourd. Le coulissant creuse encore l’écart, avec son rail, ses chariots et un vitrage de grande dimension qui pèse vite plus de 40 kg par panneau.

Pourquoi un deuxième vantail coûte plus que la surface ajoutée

Le vitrage ne représente qu’une part du prix. Un vantail supplémentaire ajoute un cadre ouvrant complet, un jeu de paumelles, une crémone et un montant central. Ce sont ces composants, pas les centimètres carrés de verre, qui font grimper la facture.

Même logique pour les formes non rectangulaires : cintre, trapèze, œil-de-bœuf. Le profilé PVC doit être cintré à chaud sur gabarit et le vitrage découpé sur mesure, ce qui ajoute couramment 40 à 80 % au prix d’une menuiserie droite équivalente.

Ce qui fait varier le devis du simple au double

À dimensions identiques, deux devis peuvent afficher 550 € et 1 200 € pour la même fenêtre à deux vantaux. L’écart vient rarement de la marge du poseur : il se loge dans la méthode de pose, les performances du vitrage et les options intégrées au dormant.

Pose en rénovation ou dépose totale : 150 à 400 € d’écart par baie

La pose en rénovation conserve le dormant existant et vient y visser un nouveau cadre. Comptez 150 à 250 € de main-d’œuvre par fenêtre, une demi-journée pour deux ouvertures, aucun raccord de plâtre. Le prix à payer est physique : le nouveau dormant recouvre l’ancien et réduit le clair de vitrage de 4 à 7 cm en largeur comme en hauteur. Sur une petite fenêtre de salle de bains, la perte de lumière se voit.

Pose d’une fenêtre en rénovation et en dépose totale, vue en coupe
Schéma de principe, vu en coupe. À gauche, la pose en rénovation : le nouveau dormant vient se fixer sur l’ancien (en orange), conservé dans la baie. À droite, la dépose totale : l’ancienne menuiserie est retirée et la fenêtre se pose directement contre la maçonnerie.

La dépose totale retire tout jusqu’au gros œuvre. Le poseur passe à 300 à 500 € par baie, auxquels s’ajoutent les reprises d’enduit intérieur, parfois l’appui extérieur. Elle s’impose quand le bâti ancien est pourri, désaxé, ou quand l’étanchéité à l’air du chantier est visée sérieusement.

Le reste des variables joue moins fort mais s’additionne vite : un vitrage 4/16/4 argon avec Uw à 1,3 W/m².K contre un 4/20/4 à 1,1, les renforts acier dans les montants pour les grandes largeurs, une quincaillerie multipoints, un coloris plaxé (chêne doré, gris anthracite) facturé 10 à 20 % de plus que le blanc, un caisson de volet roulant intégré à 250 à 600 € selon la motorisation. Au-delà du premier étage sans accès par l’intérieur, l’échafaudage ou la nacelle se facture à part.

Lire un devis de menuiserie ligne par ligne

Un devis comparable est un devis détaillé. Chaque ligne doit porter les dimensions du tableau (largeur × hauteur en millimètres, et non les cotes hors tout du châssis), la référence exacte du profilé et sa gamme, le sens d’ouverture, ainsi que les performances chiffrées : Uw en W/m².K, Sw et Aw. Le type de vitrage doit être écrit en clair (4/16/4 argon, faible émissivité, retardateur d’effraction éventuel), pas résumé par « double vitrage performant ».

Doivent également apparaître la nature de la pose (rénovation sur dormant conservé ou dépose totale), le taux de TVA appliqué, et les garanties distinguées : garantie fabricant sur le profilé et le vitrage, garantie de parfait achèvement d’un an sur la pose, décennale de l’entreprise avec numéro de contrat.

Les lignes souvent absentes : finitions, seuil, évacuation des anciennes menuiseries

Trois postes disparaissent régulièrement du chiffrage et refont surface en cours de chantier. Les finitions intérieures d’abord : rebouchage, bandes de plâtre, habillage des tableaux, remise en peinture, qui ne sont presque jamais inclus. Côté extérieur, la bavette d’appui, les couvre-joints et le calfeutrement au mastic doivent être nommés.

Pour une porte-fenêtre, vérifiez le traitement du seuil. Enfin, l’enlèvement et le traitement en déchèterie des anciens châssis se facturent parfois à part : demandez que la ligne soit écrite, à zéro euro si elle est offerte.

PVC, aluminium ou bois : à quel prix on change de matériau

À dimensions et performances égales, l’aluminium à rupture de pont thermique coûte environ 40 à 70 % de plus que le PVC, et le bois entre 30 et 60 % de plus. Une fenêtre deux vantaux de 120 x 115 cm posée à 750 € en PVC se retrouve autour de 1 100 à 1 300 € en aluminium, un peu moins en bois résineux, davantage en chêne ou en mixte bois-alu.

L’écart ne se justifie pas par l’isolation. Le PVC atteint sans difficulté un Uw de 1,3 W/m².K, parfois 1,1, là où l’aluminium doit compenser la conductivité du métal par une barrette isolante plus large. Ce qu’on achète en changeant de matériau, c’est la finesse des profilés, la tenue des grandes dimensions et le choix de teintes.

Le PVC montre ses limites sur trois points. Au-delà de 2,40 m de largeur environ pour un coulissant, les renforts acier ne suffisent plus et la section des montants devient massive. Les coloris sombres chauffent : un dormant anthracite exposé plein sud peut dépasser 70 °C et travailler, ce qui impose des profilés spécifiques. Enfin, en secteur protégé ou aux abords d’un monument historique, l’architecte des Bâtiments de France refuse souvent le PVC et impose le bois, avec parfois des exigences de petits bois traversants qui ajoutent 15 à 25 % au prix de la menuiserie.

Commencez par relever vos dimensions de tableau au millimètre, largeur et hauteur, en trois points chacun : les maçonneries anciennes sont rarement d’aplomb et l’écart conditionne le choix entre rénovation et dépose totale. Avec ces cotes, le type d’ouverture et le nombre de menuiseries, vous pouvez demander des chiffrages comparables, en exigeant le détail par fenêtre plutôt qu’un prix global. Attendez-vous à des écarts importants entre les propositions, parfois 40 % pour un ouvrage équivalent : les postes qui expliquent la différence sont presque toujours la gamme de profilé, le type de vitrage et le traitement des finitions intérieures. Un métreur qui passe moins de vingt minutes chez vous pour cinq fenêtres n’a pas vu les appuis, les coffres de volets ni les traverses à reprendre, et son prix bougera au moment de la pose.

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation d’urbanisme pour remplacer ses fenêtres ?

Oui, une déclaration préalable de travaux est nécessaire dès que le remplacement modifie l’aspect extérieur : couleur différente, changement de matériau, suppression des petits bois, nouvelles proportions de vantaux. Un remplacement à l’identique en dimensions et en teinte échappe en principe à cette formalité.

En secteur protégé ou aux abords d’un monument historique, l’Architecte des Bâtiments de France donne son avis et peut refuser le PVC blanc. Renseignez-vous en mairie avant de commander les menuiseries : les délais de fabrication sont longs et un refus après commande se paie cher.

Combien de temps dure une fenêtre en PVC ?

Comptez 25 à 35 ans pour le dormant et l’ouvrant en PVC, souvent moins pour la quincaillerie et les joints. Les crémones, paumelles et joints d’étanchéité sont les premières pièces à fatiguer, généralement entre 10 et 15 ans, et se remplacent sans toucher au cadre.

Le point faible reste le vitrage : un double vitrage dont le joint périphérique lâche laisse entrer l’humidité entre les verres, avec cette buée qu’on ne peut pas essuyer. Le verre seul se remplace alors, pour 150 à 350 € environ selon la dimension.

Quel taux de TVA s’applique au remplacement de fenêtres ?

La TVA à 5,5 % s’applique aux travaux d’amélioration énergétique dans un logement achevé depuis plus de deux ans, ce qui couvre la pose de fenêtres performantes par un professionnel qui fournit lui-même le matériel. Les autres travaux d’amélioration relèvent du taux de 10 %.

Attention : si vous achetez les menuiseries vous-même et confiez seulement la pose, la fourniture reste taxée à 20 %. Le devis doit faire apparaître le taux appliqué ligne par ligne. Pour le détail des dispositifs d’aide en vigueur, voyez notre page sur les aides à la rénovation énergétique.

Le double vitrage suffit-il contre le bruit de la rue ?

Pas toujours. Un double vitrage standard 4/16/4 affaiblit le bruit d’environ 30 décibels, ce qui convient en zone calme mais pas le long d’un axe passant. Pour gagner 5 à 8 dB, il faut un vitrage asymétrique (10/10/4 par exemple) ou un verre feuilleté acoustique.

Le surcoût va de 80 à 200 € par fenêtre. Inutile de le payer si les coffres de volets roulants ou l’entrée d’air laissent passer le son : le point faible du logement décide du résultat, pas le vitrage le plus performant.

Faut-il déposer l’ancien dormant ou poser en rénovation ?

La pose en rénovation, qui conserve le bâti existant, coûte 150 à 400 € de moins par fenêtre et évite de reprendre les tableaux. Elle réduit en revanche la surface vitrée de 4 à 7 cm sur chaque côté, ce qui se remarque sur une petite fenêtre de salle de bains.

La dépose totale s’impose si l’ancien dormant est pourri, désaxé ou mal scellé. Elle permet aussi de traiter correctement l’étanchéité à l’air, souvent le vrai gain thermique d’un remplacement de menuiseries.

Julien Morel

Rédaction Questions Travaux

Julien Morel est le nom de plume de la rédaction de Questions Travaux. Nos guides s’appuient sur les textes officiels (Anah, service-public.fr, Légifrance, ADEME) et les règles de l’art. Les prix cités sont des ordres de grandeur, jamais un devis.

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