Chauffage & climatisation

Prix d'une pompe à chaleur air-air pour 120 m², poste par poste

L'essentiel : Pour une maison de 120 m², comptez 5 000 à 12 000 € pose comprise pour une pompe à chaleur air-air en multisplit de 3 à 5 unités intérieures, soit environ 1 500 à 2…

Prix d'une pompe à chaleur air-air pour 120 m², poste par poste
L'essentiel : Pour une maison de 120 m², comptez 5 000 à 12 000 € pose comprise pour une pompe à chaleur air-air en multisplit de 3 à 5 unités intérieures, soit environ 1 500 à 2 500 € par pièce chauffée. Une PAC air-eau sur le même logement se situe plutôt entre 10 000 et 18 000 €, une géothermie entre 20 000 et 40 000 € selon le type de captage. L'écart de prix se joue surtout sur le nombre de split, la longueur des liaisons frigorifiques et la température de base de votre zone climatique.

Trois devis pour la même maison de 120 m², et trois montants qui vont du simple au double : 6 800 €, 9 500 €, 13 200 €. Aucun ne détaille la part de la fourniture et celle de la pose, et les puissances annoncées ne se recoupent pas non plus. Vous cherchez à savoir lequel est correctement dimensionné, lequel gonfle la marge, et si le plus cher se justifie par autre chose que la marque du groupe extérieur.

Les écarts s'expliquent presque toujours par trois choses : le nombre d'unités intérieures, la longueur des liaisons frigorifiques à tirer dans le bâti, et la température de base retenue pour votre commune. Une fois ces postes isolés, un devis se lit en dix minutes. Et il faut lever tout de suite un malentendu que beaucoup de pages entretiennent : une pompe à chaleur air-air ne donne pas accès à MaPrimeRénov'.

  1. Questions fréquentes
  2. Faire chiffrer sa PAC air-air sans se tromper sur la puissance ni sur le devis

Questions fréquentes

Pour une maison de 120 m², une pompe à chaleur air-air posée revient dans une fourchette de 6 000 à 12 000 € selon le nombre d'unités intérieures, contre 10 000 à 18 000 € pour une air-eau et 20 000 à 35 000 € pour une géothermie. L'écart ne tient pas à la performance mais à ce que chaque système remplace : la air-air chauffe l'air ambiant pièce par pièce, les deux autres alimentent un réseau d'eau et produisent souvent l'eau chaude sanitaire.

Est-ce rentable une pompe à chaleur air-air ?

La rentabilité d'une PAC air-air dépend presque entièrement de l'énergie qu'elle remplace : le gain est net face à des convecteurs électriques, beaucoup plus incertain face à une chaudière gaz condensation récente. Un appareil correctement dimensionné restitue en moyenne 2,5 à 4 kWh de chaleur pour 1 kWh d'électricité consommé, mesuré par le SCOP (coefficient de performance saisonnier) affiché sur la fiche produit.

Ce chiffre se dégrade quand la température extérieure chute. À moins 7 °C, une unité qui affiche 4 en conditions normalisées tombe souvent sous 2. Dans une maison mal isolée du nord-est, la résistance d'appoint prend le relais aux heures les plus froides, et la facture ne baisse pas autant qu'espéré.

Deux points pèsent lourd dans le calcul et sont rarement mis en avant. D'abord, la PAC air-air n'ouvre pas droit à MaPrimeRénov', contrairement à l'air-eau et à la géothermie. Ensuite, elle ne bénéficie pas du taux de TVA à 5,5 % réservé aux équipements de chauffage performants au sens fiscal : en rénovation d'un logement de plus de deux ans, c'est 10 %. Vérifiez les dispositifs applicables à votre situation auprès de France Rénov' avant de signer quoi que ce soit, les barèmes bougent parfois en cours d'année.

Une PAC air-air se juge sur la facture qu'elle remplace, pas sur son COP catalogue.

Quel est le prix d'une pompe à chaleur air-air avec la pose ?

Comptez 1 500 à 3 000 € pose comprise pour un mono-split, 3 500 à 6 500 € pour un bi-split, et 6 000 à 12 000 € pour un multi-split de quatre à cinq unités intérieures, qui correspond au besoin courant d'une maison de 120 m². La main-d'œuvre représente en général 30 à 40 % du total.

Le détail des postes évite les mauvaises surprises à la lecture du devis :

  • Groupe extérieur : 1 200 à 4 500 € selon la puissance et la marque
  • Unités intérieures : 300 à 900 € pièce, murale, console ou gainable
  • Liaisons frigorifiques, mise en service, tirage au vide : 400 à 1 200 €
  • Support mural ou plots antivibratiles, raccordement électrique dédié : 150 à 600 €
  • Cache-tuyaux, goulottes, percements : 100 à 400 €

Un gainable, qui distribue l'air par des bouches encastrées dans un faux plafond, coûte 30 à 50 % de plus qu'un multi-split mural à puissance égale, faux plafond et réseau de gaines compris. Le résultat est nettement plus discret visuellement, ce qui explique qu'il se vende bien en construction neuve et beaucoup moins en rénovation, où percer les plafonds coûte cher.

Quel est le prix d'une pompe à chaleur pour une maison de 120 m2 ?

Sur une base de 120 m², le budget varie de 6 000 € pour une air-air à plus de 30 000 € pour une géothermie sur sondes verticales, forages inclus. La surface seule ne suffit jamais à chiffrer : c'est la déperdition thermique du logement, exprimée en watts par mètre carré, qui commande la puissance à installer, donc le prix.

Ordres de prix pour une maison de 120 m², fourniture et pose
SystèmeBudget installéAides publiquesEau chaude sanitaire
Air-air multi-split6 000 à 12 000 €Aucune (ni MaPrimeRénov' ni CEE)Non
Air-eau10 000 à 18 000 €MaPrimeRénov' + CEE, sous conditionsOui, avec ballon
Géothermie capteurs horizontaux18 000 à 25 000 €MaPrimeRénov' + CEE, sous conditionsOui
Géothermie sondes verticales25 000 à 35 000 €MaPrimeRénov' + CEE, sous conditionsOui

La géothermie se paie surtout au forage : deux sondes de 80 à 100 m représentent facilement 12 000 à 18 000 € du budget total, avec une déclaration au titre du code minier au-delà de 10 m de profondeur. Les capteurs horizontaux reviennent moins cher mais réclament un terrain nu d'environ 1,5 à 2 fois la surface chauffée, soit 180 à 240 m² pour 120 m² habitables, terrain qu'on ne pourra ni construire ni planter d'arbres.

Combien coûte l'installation d'un chauffage pour une maison de 120 m2 ?

Tous systèmes confondus, équiper 120 m² d'un chauffage central neuf coûte entre 4 000 € (radiateurs électriques à inertie) et 35 000 € (géothermie sur sondes), la majorité des chantiers se situant entre 8 000 et 18 000 €. Les postes annexes font souvent basculer le devis d'un cran.

Passer d'un chauffage électrique à une PAC air-eau suppose d'installer un réseau hydraulique complet : radiateurs basse température ou plancher chauffant, tuyauteries, ballon tampon. Ce chantier ajoute 5 000 à 15 000 € et impose de vivre plusieurs semaines dans une maison ouverte. La PAC air-air évite ce détour, ce qui explique son prix : elle n'utilise aucun réseau d'eau.

Trois postes disparaissent régulièrement des devis les moins chers, et se facturent ensuite en supplément : le renforcement du tableau électrique et sa ligne dédiée, la reprise de l'évacuation des condensats du groupe extérieur, et la dépose avec enlèvement de l'ancien équipement. Demandez qu'ils figurent noir sur blanc, chiffrés à zéro s'ils sont inclus.

Avant de signer

Un acompte supérieur à 30 % du montant total à la commande n'a aucune justification technique. Et pour tout dispositif d'aide, le devis ne doit pas être signé avant le dépôt du dossier, sous peine de perdre le bénéfice de l'aide.

Faire chiffrer sa PAC air-air sans se tromper sur la puissance ni sur le devis

Pour 120 m² correctement isolés, la puissance calorifique nécessaire tourne autour de 7 à 9 kW, mais ce chiffre ne vaut que si l'installateur a repris votre zone climatique, votre niveau d'isolation et le volume réel à chauffer, pas la seule surface au sol.

Le ratio usuel va de 60 à 100 W par mètre carré. Une maison des années 1970 sans travaux d'isolation se situe dans le haut de la fourchette, parfois au-delà. Un logement isolé après 2012, avec des murs traités et des menuiseries récentes, descend vers 50 à 60 W/m². L'écart entre les deux extrêmes, sur 120 m², représente près de 6 kW de différence : autant dire deux installations, deux prix et deux consommations qui n'ont rien à voir.

La température extérieure de base entre aussi dans le calcul. Elle est définie par zone géographique et par altitude dans la norme NF EN 12831, qui sert de référence au calcul des déperditions. Sur le littoral méditerranéen ou atlantique, elle se situe autour de -2 à -5 °C. Dans l'est ou en Auvergne, on descend à -10 °C, et à -15 °C au-dessus de 800 mètres. Or une PAC air-air perd de la puissance quand l'air se refroidit : un appareil annoncé à 8 kW à +7 °C extérieur peut n'en délivrer que 5 à 6 kW à -7 °C. Le point de dimensionnement doit donc être la température de base de votre commune, pas la valeur catalogue.

La hauteur sous plafond fait le reste. On chauffe un volume, pas une surface. Avec 2,50 m de hauteur, 120 m² représentent 300 m³. Avec un séjour cathédrale à 4 m sur un tiers de la surface, le volume grimpe de 15 à 20 % et l'air chaud stagne en partie haute, hors de la zone occupée. Le même raisonnement vaut pour une grande surface vitrée orientée nord ou pour un plafond de garage non isolé sous une chambre.

Le calcul au seul ratio surface conduit presque toujours au surdimensionnement, et c'est un vrai problème sur une PAC air-air. Les groupes actuels sont à technologie inverter : ils modulent leur puissance entre un minimum et un maximum. Un appareil trop puissant passe l'hiver près de son plancher de modulation, avec des démarrages et arrêts répétés du compresseur. Résultat : un COP réel dégradé par rapport à l'étiquette, une usure prématurée du compresseur, et des écarts de température ressentis en pièce parce que le ventilateur souffle par à-coups. Le surcoût d'achat s'ajoute à une consommation qui ne baisse pas.

Une pompe à chaleur trop puissante ne chauffe pas mieux, elle chauffe moins bien et plus cher.

Sur un multisplit, le piège est légèrement différent. La somme des puissances des unités intérieures dépasse en général celle du groupe extérieur, ce que les fabricants appellent le taux de foisonnement. C'est normal, puisque toutes les pièces ne tirent pas leur maximum en même temps. Mais si l'installateur a raisonné pièce par pièce sans vérifier le foisonnement admissible du groupe, les chambres du fond ne monteront jamais en température pendant les pointes de froid. Demandez la note de dimensionnement, ou au minimum le détail des puissances retenues par unité.

Côté devis, exigez un document nominatif d'une entreprise RGE QualiPAC, avec les postes détaillés ligne par ligne. Un devis à trois lignes du type « fourniture et pose PAC air-air 8 kW, forfait » ne vous permet ni de comparer ni de contester. Doivent y figurer, au minimum :

  • les références exactes du groupe extérieur et de chaque unité intérieure, avec puissance calorifique et frigorifique, SCOP et classe énergétique ;
  • le métré des liaisons frigorifiques cuivre, diamètres, isolation, et le supplément d'appoint de fluide au-delà de la longueur pré-chargée par le fabricant (souvent 10 ou 15 m) ;
  • la mise sous vide et le contrôle d'étanchéité avant mise en service, avec test à l'azote ;
  • l'évacuation des condensats des unités intérieures et du groupe extérieur, y compris pompe de relevage si le point bas ne permet pas l'écoulement gravitaire ;
  • le support du groupe extérieur (plots antivibratiles, console murale ou dalle), l'alimentation électrique dédiée et la protection au tableau ;
  • la mise en service, la remise de la documentation et de la fiche d'intervention fluide.

L'attestation de capacité à manipuler les fluides frigorigènes n'est pas une option : elle découle du règlement européen F-Gaz, aujourd'hui le règlement (UE) 2024/573. Toute entreprise qui ouvre un circuit frigorifique doit la détenir, et son numéro figure normalement sur le devis ou la facture. Un installateur qui esquive la question sur ce point n'est pas le bon interlocuteur.

L'entretien relève ensuite du décret n° 2020-912 : les pompes à chaleur dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 70 kW font l'objet d'une visite d'entretien tous les deux ans. Comptez 120 à 250 € par passage, ou un contrat annuel autour de 150 à 250 € qui inclut en général le nettoyage des filtres, le contrôle des pressions et la vérification de l'étanchéité. Faites-vous préciser ce que couvre exactement le contrat proposé, notamment si la main-d'œuvre de dépannage y est incluse ou non.

Sur le financement, un point à connaître avant de signer : la PAC air-air est exclue de MaPrimeRénov', car elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire et reste considérée comme un chauffage d'appoint dans les critères de l'Anah. L'éco-PTZ ne la couvre pas non plus seule. Reste la TVA à 10 % pour un logement achevé depuis plus de deux ans, et selon les périodes certains dispositifs de certificats d'économies d'énergie. Ces barèmes bougent, parfois en cours d'année : vérifiez votre situation sur France Rénov' ou auprès d'un conseiller avant d'engager quoi que ce soit, et surtout avant de signer le devis, une aide demandée après signature étant perdue. Enfin, un acompte supérieur à 30 % du montant total n'a rien d'habituel dans ce métier.

Commencez par relever, pièce par pièce, la surface et le volume à chauffer, puis notez l'année de construction et l'état des menuiseries : ces trois données suffisent à un installateur sérieux pour proposer une puissance argumentée, et elles vous permettront de repérer celui qui dimensionne au doigt mouillé. Demandez ensuite trois devis détaillés, en exigeant que chacun mentionne le modèle exact des unités, la longueur de liaison frigorifique prévue, le mode d'évacuation des condensats et le montant du contrat d'entretien. Attendez-vous à des écarts de 1 500 à 3 000 € entre les propositions pour une même maison de 120 m², souvent dus au nombre de splits et à la qualité du groupe extérieur plus qu'à la marge du poseur. Avant de signer quoi que ce soit, vérifiez l'attestation RGE en cours de validité sur l'annuaire officiel et le montant réel des aides auxquelles vous pouvez prétendre auprès de France Rénov', car une signature anticipée fait perdre certains dispositifs sans recours possible.

Questions fréquentes

Est-ce que la pompe à chaleur air-air donne droit à MaPrimeRénov' ?

Non. La PAC air-air est exclue des principales aides de l'État : ni MaPrimeRénov', ni CEE, ni éco-prêt à taux zéro ne la financent, parce qu'elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire et n'est pas considérée comme un système de chauffage central. La TVA reste à 20 %.

Seule exception fréquente : certaines collectivités proposent une aide locale. Vérifiez votre situation auprès de France Rénov' avant de signer, les barèmes bougent régulièrement.

Combien de temps prend la pose d'un multi-split dans une maison de 120 m² ?

Comptez deux à trois jours pour un multi-split de quatre unités intérieures. Une journée pour le percement des murs, le passage des liaisons frigorifiques et la fixation du groupe extérieur, une deuxième pour les raccordements, le tirage au vide et la mise en service.

Le chantier s'allonge dès qu'il faut encastrer les liaisons dans des cloisons existantes ou traverser un étage. Un gainable, lui, se compte en semaine.

L'entretien est-il obligatoire, et combien coûte-t-il ?

Oui pour les appareils dont la puissance dépasse 4 kW : le décret du 20 juillet 2020 impose un contrôle tous les deux ans par un professionnel, ce qui concerne quasiment toutes les installations d'une maison de 120 m². Une visite se facture 130 à 250 € selon le nombre d'unités.

Entre deux passages, le nettoyage des filtres reste à votre charge, toutes les deux à quatre semaines en pleine saison. Des filtres encrassés font chuter le débit d'air et la performance.

Faut-il garder un chauffage d'appoint avec une PAC air-air ?

Souvent oui, au moins dans les pièces sans unité intérieure. Les chambres, la salle de bains et le couloir ne sont presque jamais équipés sur une installation à trois ou quatre splits, et l'air chaud circule mal derrière une porte fermée. Un sèche-serviettes électrique reste utile.

Le second cas, c'est le grand froid : en dessous de -7 °C environ, le COP se dégrade et la puissance disponible chute. En zone de montagne, prévoyez une relève.

Ai-je besoin d'une autorisation pour poser l'unité extérieure ?

Une déclaration préalable de travaux est exigée dès que l'unité extérieure modifie l'aspect de la façade, ce qui est le cas la plupart du temps. En secteur protégé ou aux abords d'un monument historique, l'avis de l'architecte des bâtiments de France s'ajoute et peut imposer un habillage ou un déplacement.

En copropriété, il faut le vote de l'assemblée générale pour une pose en façade ou sur balcon. Vérifiez aussi le règlement, certains interdisent purement l'équipement visible depuis la rue.

La rédaction

Rédaction spécialisée en rénovation et performance énergétique

Questions Travaux publie des guides pratiques sur la rénovation, l'isolation, le chauffage, la menuiserie et l'aménagement depuis 2013. Les contenus sont rédigés à partir des textes réglementaires en vigueur, des documents techniques unifiés (DTU) et des publications des organismes publics du secteur : ADEME, France Rénov', Agence Qualité Construction, CSTB. Les fourchettes de prix citées sont des ordres de grandeur constatés sur le marché, destinés à situer un devis, jamais à s'y substituer.